Quand le meilleur « traitement » est la prévention

20 mars 2020

par Kim Lavoie et Simon Bacon

Déclaration commune du CMCM, de l’IBTN et de Can-Change sur la COVID-19

Extrait

La pandémie de COVID-19 est probablement la crise sanitaire la plus importante (en raison de son ampleur mondiale) de l’histoire moderne. Le monde dans lequel nous nous sommes réveillés aujourd’hui n’est pas le même que celui dans lequel nous nous sommes réveillés il y a seulement quelques semaines. Le monde nous paraît soudainement beaucoup plus petit – cette crise ne se déroule pas dans une région éloignée ailleurs dans le monde, elle se déroule chez nous, devant notre propre porte. Cela nous arrive à nous tous (et non pas à « eux »). Alors maintenant, plus que jamais, nous devons nous unir comme un seul et même peuple pour surmonter cette crise mondiale. L’objectif est de préserver des vies, notre mode de vie et notre qualité de vie. La question est :  comment faire ? 

L’aspect le plus frappant de cette crise sanitaire est peut-être le fait que ce problème ne peut pas être résolu par les approches biomédicales traditionnelles, comme les médicaments et les interventions chirurgicales, sur lesquelles nous avons appris à nous appuyer quand nous sommes malades. Les autorités mondiales de la santé s’entendent pour dire que le seul « traitement » pour ce virus n’est pas vraiment un traitement, mais plutôt la prévention, plus précisément l’utilisation à l’échelle mondiale d’approches comportementales fondées sur des preuves. Ces approches comportementales sont la pierre angulaire d’une discipline appliquée appelée « médecine comportementale », qui utilise des interventions comportementales pour prévenir, traiter et gérer les maladies chroniques. Les approches de médecine comportementale pour la prévention et la gestion des maladies n’ont jamais été aussi pertinentes et importantes.

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