Portrait

Découvrez notre nouveau chercheur Vincent Gosselin Boucher !

Membre de l'axe Promotion de la santé, prévention et gestion des maladies chroniques
7 avril 2026

Pouvez-vous nous présenter brièvement votre parcours professionnel et vos domaines d’expertise ?

J’ai complété une maîtrise en kinésiologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2016, avec une spécialisation en psychologie du sport, puis un doctorat en psychologie de la santé en 2021 portant sur la communication motivationnelle et les comportements de santé en contexte de maladie chronique. En 2021, j’ai entrepris un stage postdoctoral à l’École de kinésiologie de l’University of British Columbia, axé sur la santé numérique et la santé mentale.

Après un passage à la Direction de l’innovation et de la recherche du ministère de la Santé et des Services sociaux comme résident scientifique, j’ai réalisé deux autres stages postdoctoraux. Le premier, à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, portait sur les enjeux de santé mentale dans les milieux côtiers et maritimes en contexte de changements climatiques. Le second, à l’Université Laval, s’intéressait aux attitudes et comportements de santé des personnes aînées de Montréal lors des vagues de chaleur. En janvier 2026, j’ai obtenu un poste de professeur en santé mentale, psychologie du sport et changement de comportement au Département des sciences de l’activité physique de l’UQAM. Ce parcours m’a permis de développer une expertise en psychologie de la santé et du sport, en communication motivationnelle et en changement de comportement, et ce, auprès des professionnel.le.s de la santé, avec un intérêt particulier pour la promotion de la santé mentale et des comportements de santé dans des contextes marqués par des enjeux sociaux, environnementaux et organisationnels.

Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos principaux intérêts de recherche ? Existe-t-il des populations spécifiques avec lesquelles vous aimeriez travailler de manière plus approfondie ?

Mes intérêts de recherche s’articulent autour du soutien psychologique et organisationnel des professionnel.le.s de la santé, notamment les kinésiologues, les infirmièr.es et les physiothérapeutes. Ils portent également sur leur capacité à composer avec la désinformation et les enjeux de littératie en santé, ainsi que sur le développement et l’évaluation d’outils numériques permettant de mesurer et de renforcer leurs compétences en communication motivationnelle dans des contextes marqués par la désinformation et la mésinformation. L’objectif de ma programmation est de renforcer leur capacité à prévenir, promouvoir et gérer les maladies chroniques, afin de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité prématurée.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans la recherche au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal ?

Ayant réalisé ma formation doctorale au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal (NIM) tout en étant étudiant à l’UQAM, la perspective d’y revenir pour m’établir comme chercheur s’est imposée naturellement. J’ai eu la chance d’y découvrir le système de santé sous différents angles et d’évoluer dans un environnement de recherche particulièrement stimulant. Le soutien, les ressources et les collaborations avec des chercheurs et chercheuses d’expérience constituent des atouts importants pour développer mon programme de recherche et contribuer à des travaux ayant un impact concret sur la santé de la population. Je suis très fier de me joindre au centre de recherche.

Pensez-vous établir des collaborations ? Si oui, lesquelles et comment pourront-elles contribuer à atteindre les objectifs de vos recherches ?

Plusieurs collaborations sont déjà actives ou en développement, notamment avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), diverses associations professionnelles et des groupes de recherche en psychologie de la santé, santé publique et médecine comportementale. J’ai aussi la chance de collaborer avec plusieurs équipes de recherche au Canada (p. ex., UBC, UCalgary, ULaval, UQO) et à l’international (p. ex., UMontpellier, UGalway, UParis Descartes). Mon objectif à court terme est de développer des ponts de collaboration avec le personnel de santé du CIUSSS-NIM afin de mettre en place des groupes de travail autour des enjeux de santé mentale, de communication et de la désinformation et favoriser la mise en place et l’évaluation d’interventions ancrées dans leurs réalités cliniques et organisationnelles.