Le centre de recherche vous présente ses quatre nouveaux chercheur.e.s.
Notre centre de recherche a eu le plaisir d’accueillir quatre nouveaux chercheur.e.s. Leur expertise enrichit nos axes et ouvre la voie à de nouvelles collaborations. Nous vous invitons à découvrir ces quatre talents fraîchement arrivés, notamment à travers le portrait consacré à l’un d’entre eux !
Laurie-Ann Corbin-Berrigan, Ph. D., CAT(C)
Professeure agrégée à l’UQTR, elle est spécialisée dans l’étude du traumatisme craniocérébral léger (TCCL). Ses travaux portent sur le dépistage précoce, l’analyse des trajectoires cliniques et l’optimisation des protocoles de réadaptation, notamment par l’intégration des données biomécaniques, neurocognitives et technologiques. Elle intègre l’axe Traumatologie et soins aigus.
Christophe Moderie, M.D., M.Sc., FRCPC
Psychiatre-chercheur et spécialiste du sommeil, il s’intéresse à la psychopharmacologie et à ses effets sur la régulation du sommeil et la santé mentale. Il a complété une surspécialisation en médecine du sommeil au Stanford Sleep Medicine Center. Son programme de recherche vise à mieux comprendre les troubles d’hypersomnolence comorbides aux troubles psychiatriques, en explorant à la fois les approches pharmacologiques et les interventions non médicamenteuses. Il développe notamment des adaptations de la thérapie cognitivo-comportementale pour les troubles du sommeil. Il se joint à l’axe Cerveau en action.
Alexandra Lapierre, inf., Ph.D.

Professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, elle s’intéresse à l’optimisation des trajectoires de soins des personnes ayant subi des blessures traumatiques graves et de leurs familles, notamment par le renforcement des pratiques collaboratives. Ses projets visent à générer des connaissances utiles au développement d’interventions et d’outils favorisant une organisation des soins plus intégrée, apprenante et centrée sur la personne. Elle se joint à l’axe Traumatologie et soins aigus.
Portrait d’Alec Bass, pht, Ph. D.

Pouvez-vous vous présenter ?
Physiothérapeute et physiologiste de l’exercice, j’ai complété un doctorat en réadaptation à l’Université de Montréal et un stage postdoctoral à l’IUCPQ (Université Laval) et Alfred Health (Monash University, Australie). Mon programme de recherche porte sur l’accès, la qualité et la continuité de la réadaptation cardiovasculaire et pulmonaire, avec trois volets complémentaires : développer des outils de dépistage et de suivi, concevoir des interventions innovantes adaptées à différents contextes de soins, et personnaliser les trajectoires de réadaptation grâce à l’analyse des données cliniques. J’ai rejoint l’axe Promotion de la santé, prévention et gestion des maladies chroniques.
Pouvez-vous nous présenter brièvement votre parcours professionnel et vos domaines d’expertise ?
Je suis physiothérapeute formé à l’Université de Montréal. J’ai fait un doctorat en réadaptation (uMontréal) où j’ai travaillé avec des personnes avec lésion de la moelle épinière. J’ai fait un postdoctorat à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) avec Dr François Maltais en pneumologie. J’ai travaillé avec de personnes avec la maladie pulmonaire chronique obstructive (MPOC) ou avec des maladies interstitielles vairées. Pendant mon postdoc, j’ai aussi fait un stage de 5 mois en Australie avec Prof Anne Holland et Prof Narelle Cox à Alfred Health (Monash University, Melbourne) en réadaptation cardiopulmonaire. Mon expertise est en physiologie de l’exercice, en réadaptation cardiopulmonaire et en activités physiques adaptées.
Quels sont vos principaux intérêts de recherche ?
Je m’intéresse surtout à l’accessibilité des soins, avec un penchant pour la prévention, la préadaptation et la réadaptation. Je souhaite maximiser l’accès à des soins de qualité pour le plus grand nombre de personnes, et ce, peu importe leur stade de maladie (aiguë, subaiguë, chronique…), leur état fonctionnel ou leur réalité socioéconomique. Je me suis intéressé à des modalités d’activité physique adaptée pendant mon doctorat, et à la réponse à l’effort et des modèles de réadaptation multicomorbidité pendant mon postdoctorat. Je souhaite me concentrer davantage sur l’optimisation et l’adaptation du dépistage en 1re ligne, de l’évaluation clinique en réadaptation et des modalités d’interventions afin de maximiser l’efficacité des soins et le temps des intervenants. Je m’intéresse aussi aux modèles de soins interdisciplinaires, toujours avec l’objectif d’améliorer l’accès à des soins de qualité pour la population.
Existe-t-il des populations spécifiques avec lesquelles vous aimeriez travailler de manière plus approfondie ?
Je m’intéresse davantage à la santé cardiométabolique et pulmonaire, mais cela touche une panoplie de clientèle. Je suis au Centre Jean-Jacques-Gauthier, qui regroupe des programmes de réadaptation ambulatoire en cardiologie et en pneumologie, en plus de plusieurs programmes de promotion de la santé. Cela dit, à titre de physiothérapeute, je sais d’expérience que la réadaptation débute à l’hospitalisation (voir avant pour la prévention et la préadaptation!), et que les soins prodigués entraîneront des répercussions importantes sur la fonction et la qualité de vie à long terme de la clientèle. Pour moi, une vision globale de la trajectoire de soins est de mise, et donc je souhaite travailler à tous les stades de soins pour maximiser les opportunités d’interventions et optimiser les transitions entre programmes.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans la recherche au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal ?
Je souhaite développer un programme de recherche clinique aligné avec les réalités sur le terrain. J’ai choisi de m’établir au Centre-Jean-Jacques-Gauthier puisque le milieu promeut une approche de recherche participative qui place la clientèle, les cliniciens et les chercheurs à pied d’égalité. C’est essentiel pour la réussite de mon programme de recherche d’avoir toutes les parties prenantes à la table dès le départ. J’ai aussi été attiré par le CIUSSS NIM de par la grande variété de clientèle et de soins prodigués, qui touchent le continuum complet de la 1re à la 3e ligne.
Pensez-vous établir des collaborations ? Si oui, lesquelles et comment pourront-elles contribuer à atteindre les objectifs de vos recherches ?
Oui, absolument, mon programme de recherche ne peut fonctionner sans collaborations. Je souhaite établir des collaborations en pneumologie et cardiologie, mais aussi en soins connexes, dont en néphrologie et en soins intensifs. Je souhaite également établir des collaborations intra et interprofessionnelles, puisque la réadaptation repose sur des modèles multifactoriels de la fonction, comme la CIF, qui nécessite par définition une approche multi, voire interprofessionnelle. Ces collaborations sont primordiales afin de proposer et de valider des solutions réalistes et applicables en clinique, et pour améliorer les trajectoires de soins des clientèles.

